Losing the edge: trends in core versus peripheral populations in a declining migratory songbird
Perte en périphérie : les tendances dans les populations du centre des territoires par rapport aux populations périphériques d'une espèce d'oiseau chanteur migrateur en déclin

Rémi Torrenta, Birds Canada, Delta, British Columbia, Canada V4K 2T9
Keith A. Hobson, Department of Biology, University of Western Ontario, London, Ontario, Canada; Environment and Climate Change Canada, Wildlife Research Division, Saskatoon, Saskatchewan, Canada
Douglas C. Tozer, Birds Canada, Port Rowan, Ontario, Canada
Marc-André Villard, Département de biologie, chimie et géographie, Université du Québec à Rimouski, Rimouski, Québec

DOI: http://dx.doi.org/10.5751/ACE-02146-170128

Full Text: HTML   
Download Citation


Abstract

Knowledge of rangewide variation in abundance, and the processes driving such variation, may be the key to predict species tolerance to large-scale changes in climate and land use. Processes influencing population trends have been shown to vary between the edge and the core of a species’ range. Here, we examined shifts in occurrence and abundance of a declining species, the Wood Thrush (Hylocichla mustelina), toward the northern edge of its breeding range over two to three decades. We examined those shifts at both coarse (breeding-bird atlases) and fine (individual forest fragments) spatial scales in Ontario and Québec, Canada. We hypothesized that populations would be less stable at the periphery of the range than in the core, as a result of combined effects of lower habitat quality and lower immigration rates in the periphery. At the fine spatial scale in the core of the Canadian distribution, we predicted that populations would show turnovers between years, but occurrence would remain stable at the landscape scale. As expected, Wood Thrush occurrence remained relatively stable in fragmented forests in the core of the breeding range (at both coarse and fine spatial scales), in contrast to peripheral regions. The influence of mature forest cover varied between ecoregions and spatial scales. The instability of coarse-scale occurrence patterns in peripheral versus core populations is consistent with the prediction that large-scale declines are more likely to be detected at the periphery of a species’ range. However, populations declined within the core as well, albeit at a lower rate. The greater stability of core populations probably results from higher habitat quality and higher immigration rates. Yet, local recruitment within the core is expected to be low, owing to the negative effects of habitat fragmentation on productivity documented elsewhere.

Résumé

La connaissance des variantes en termes d’abondance sur un territoire et des conditions qui déterminent ces variantes, peut être la clé pour prédire la tolérance des espèces aux changements à grande échelle du climat et de l’exploitation des terres. On a constaté que les conditions qui influencent les tendances de la population varient entre la périphérie et le centre du territoire d'une espèce. Nous avons examiné ici les évolutions de l’occurrence et de l’abondance d'une espèce en déclin, la grive des bois (Hylocichla mustelina), en direction de la bordure nord de son territoire de reproduction sur deux à trois décennies. Nous avons examiné ces évolutions sur des échelles spatiales brutes (atlas des oiseaux reproducteurs) et fines (fragments de forêts individuels) dans les provinces canadiennes de l’Ontario et du Québec. Nous avons supposé que les populations seraient moins stables à la périphérie qu’au centre de leur territoire, en conséquence des effets combinés de la baisse de la qualité de l’habitat et des taux d'immigration moindres à la périphérie. Sur l’échelle spatiale fine au centre de la répartition canadienne, nous avons prédit que les populations se remplaceraient d'une année sur l’autre, mais que l’occurrence resterait stable à l’échelle du paysage. Comme prévu, l’occurrence de la grive des bois est restée relativement stable dans les forêts fragmentées au cœur du territoire de reproduction (à la fois sur les échelles spatiales brute et fine), contrairement aux régions périphériques. L’influence de la couverture forestière mature variait entre les écorégions et les échelles spatiales. L’instabilité des modèles d'occurrence sur l’échelle brute dans les populations périphériques par rapport aux populations centrales est cohérente avec la prédiction que les déclins à grande échelle sont plus susceptibles d’être détectés à la périphérie du territoire d'un oiseau. Toutefois, les populations centrales ont décliné également, mais dans une moindre mesure. La stabilité supérieure des populations centrales résulte probablement d’une qualité meilleure de l’habitat et de taux d'immigration plus élevés. Pourtant, le recrutement local au centre du territoire devrait être faible, en raison des effets négatifs de la fragmentation de l’habitat sur la productivité, documentés par ailleurs.

Key words

habitat fragmentation; Hylocichla mustelina; landscape ecology; neotropical migrant birds; population trends; spatiotemporal dynamics; species range dynamics

Copyright © 2022 by the author(s). Published here under license by The Resilience Alliance. This article is under a Creative Commons Attribution 4.0 International License. You may share and adapt the work provided the original author and source are credited, you indicate whether any changes were made, and you include a link to the license.

Avian Conservation and Ecology ISSN: 1712-6568