How well does forestry in Ontario’s boreal forest emulate natural disturbances from the perspective of birds?
La foresterie en forêt boréale ontarienne réussit-elle à reproduire les perturbations naturelles telles que perçues par les oiseaux?

J. Ryan Zimmerling, Canadian Wildlife Service, Environment and Climate Change Canada, Gatineau, Québec, Canada
Charles M. Francis, Canadian Wildlife Service, Environment and Climate Change Canada, Ottawa, Ontario, Canada
Christian Roy, Canadian Wildlife Service, Environment and Climate Change Canada, Gatineau, Québec, Canada
Anna M Calvert

DOI: http://dx.doi.org/10.5751/ACE-01102-120210

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Abstract

Emulating natural disturbance has become a paradigm for biodiversity retention in forest management. This study evaluates the extent to which harvest management practices have created stands that emulate natural fire disturbance from the perspective of bird communities in Ontario, Canada. We compared the relative abundance of forest landbirds at the stand level in mature forest (> 80 years old) with that in early-regenerating (0–20 years) and midregenerating (21–80 years) forests originating from fire or timber harvest across the boreal forest of Ontario using over 7000 point counts. Our results indicate that forest harvest management practices in Ontario have created stands that only partially emulate natural fire disturbances in terms of the bird community composition. Total bird abundance and species richness were significantly lower postharvest than postfire in midregenerating forests, although they did not differ in early-regenerating stands. Species-level comparisons revealed several differences between postharvest and postfire stands, as well as among age classes. Although no species was completely missing from any stand type, 8% of species in early- and 34% in midregenerating stands were detected significantly less often in postharvest than postfire forests. Some other species were found significantly more often in postharvest stands, while the majority of species detected (84% and 71% in early- and midregenerating stands, respectively) showed no significant difference between disturbance types. Collectively, these results suggest that widespread replacement of fire with logging as the dominant disturbance type will shift the relative abundance of species within Ontario’s boreal forest bird community. Quantifying the population-level implications of these shifts requires extrapolating these stand level effects to the landscape level, while considering the actual or anticipated abundance and distribution of forest age classes across the province under different forest management regimes.

Résumé

La reproduction des perturbations naturelles est devenue un paradigme pour la rétention de la biodiversité en aménagement forestier. La présente étude cherchait à évaluer à quel point les pratiques d'aménagement forestier ont généré des peuplements qui reproduisent les perturbations naturelles provenant de feux pour les communautés aviaires en Ontario, Canada. Nous avons comparé l'abondance relative des oiseaux terrestres forestiers à l'échelle du peuplement dans les forêts mûres (> 80 ans) avec celle observée dans de jeunes forêts en régénération (0-20 ans) ou des forêts d'âge moyen en régénération (21-80 ans) issus de feux ou de récolte forestière dans la forêt boréale de l'Ontario, au moyen de plus de 7000 points d'écoute. Nos résultats indiquent que les pratiques d'aménagement forestier en Ontario ont généré des peuplements qui reproduisent seulement partiellement les perturbations naturelles issues de feux en termes de composition de la communauté aviaire. L'abondance relative totale des oiseaux et la richesse spécifique étaient significativement plus faibles à la suite d'une coupe qu'à la suite d'un feu dans les peuplements d'âge moyen, mais elles n'étaient pas différentes dans les jeunes peuplements. Les comparaisons à l'échelle des espèces ont révélé plusieurs différences entre les peuplements après coupe ou après feu, de même que parmi les classes d'âge des forêts. Bien qu'aucune espèce ne fût absente dans les divers types de peuplements, 8 % des espèces dans les jeunes peuplements et 34 % des espèces dans les peuplements d'âge moyen ont été détectées significativement moins souvent dans les forêts récoltées que les forêts après feu. Certaines espèces ont été trouvées significativement plus souvent dans les peuplements récoltés, alors que la plupart des espèces détectées (84 et 71 % dans les jeunes peuplements et les peuplements d'âge moyen, respectivement) ne montraient pas de différences significatives entre les types de perturbations. Pris dans leur ensemble, nos résultats indiquent que la pratique répandue de substituer la récolte forestière au feu, comme type dominant de perturbations, entraînera des changements d'abondance relative des espèces dans les communautés aviaires de la forêt boréale de l'Ontario. Pour quantifier les effets de ces changements à l'échelle des populations, il faut extrapoler les effets observés à l'échelle du peuplement à celle du paysage, tout en considérant la quantité et la répartition actuelles ou anticipées des classes d'âge des forêts dans la province sous différents régimes d'aménagement forestier.

Key words

boreal; fire; forest management; harvest; natural disturbance emulation; Ontario; point count

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Avian Conservation and Ecology ISSN: 1712-6568